Septembre arrive et les campings se vident d’un coup. Les vacances scolaires sont finies, les familles sont rentrées, et pourtant le soleil reste, les plages aussi. Ce mois-là, les gestionnaires de campings cherchent à remplir des mobil-homes qui ne le seront plus avant l’hiver, et les prix suivent cette logique implacable. Siblu comme Homair l’ont compris : leurs promotions de fin de saison parlent d’elles-mêmes. Rester chez soi en septembre coûte plus cher que de partir, et c’est rarement vrai dans le tourisme.
Des tarifs qui cassent net en fin de saison
La mécanique est simple à comprendre. Un mobil-home vide en septembre ne rapporte rien, et l’exploitant préfère le brader plutôt que de le laisser fermé. Siblu annonce ainsi -30% sur la semaine en mobil-home pour tout séjour réservé entre le 29 août et le 1er novembre 2026. Homair affiche la même remise, jusqu’à -30% sur septembre et octobre, sous une bannière qu’ils appellent « Été Indien ».
Pour qui a déjà comparé les grilles tarifaires de juillet, le choc est réel : on parle de plusieurs centaines d’euros qui disparaissent de la facture sans que le confort change d’un iota. Le site camping-desfamilles.fr recense d’ailleurs ce genre d’offres au fil des saisons, et la comparaison entre haute et basse période y saute aux yeux.
Ce qui frappe, c’est que la remise ne dépend pas d’un rabais mystérieux accordé au dernier moment. Les grilles publiées par Homair pour la Toussaint donnent des exemples très concrets de ce que coûte réellement une semaine à cette période, et le moins qu’on puisse dire, c’est que la marche est haute entre le tarif affiché et le tarif payé en août.
Trois séjours, trois factures, la preuve par les chiffres
Prenons Bénodet, dans le Finistère. Homair affiche sept nuits au camping Port de Plaisance à 490 € au lieu de 651 €, soit -25% sur des dates allant du 24 au 31 octobre 2026. En Bretagne, à cette période, la côte reste praticable pour la marche et les parties de pêche à pied, même si la baignade demande un peu de courage. Le mobil-home, lui, ne change pas : mêmes lits, même terrasse, même barbecue à disposition.
Direction la Normandie maintenant, à Houlgate, au camping La Vallée. Sept nuits reviennent à 579 € au lieu de 745 €, une remise de -22% sur les mêmes dates d’octobre. C’est le genre d’écart qui finance largement les repas de la semaine, ou une sortie en famille sur la côte fleurie.
À Ouistreham, au camping Riva Bella, sept nuits tombent à 441 € au lieu de 581 €, soit -24%, pour un séjour du 25 octobre au 1er novembre 2026. Là encore, la proximité de la mer et du port donne un cadre qui n’a rien à envier au mois d’août.

Pourquoi septembre bat octobre sur presque tous les tableaux
Les promotions Homair et Siblu courent jusqu’à fin octobre, parfois début novembre, donc on pourrait croire que la date importe peu. Sauf qu’entre septembre et la Toussaint, il y a un détail de taille : la lumière et la température de l’eau.
Siblu décrit septembre comme le mois des journées ensoleillées, des plages plus calmes et des températures douces, sans la foule qui caractérise juillet et août. Ça se vérifie sur place, la mer conserve la chaleur accumulée tout l’été et les soirées restent longues. Sur ce point, voir aussi notre article sur camping familial verifications.
En octobre, la donne change. Les prix affichés par Homair pour la Toussaint sont déjà bas, mais ils correspondent à un moment où les journées raccourcissent vite et où la météo devient capricieuse sur la façade atlantique comme sur la Manche.
Septembre offre donc le meilleur rapport entre tarif réduit et conditions encore estivales, sans avoir à composer avec des vacanciers qui se marchent sur les pieds. Le problème, c’est que beaucoup de Français ignorent encore cette fenêtre et réservent leur semaine de congés en juillet, au plein tarif.
Ce qui change vraiment dans un camping vide
Un camping en septembre, ce n’est pas seulement moins cher. C’est un autre rythme, une autre ambiance, et pour peu qu’on ait connu l’établissement en haute saison, la différence saute aux yeux. Les enfants trouvent de la place à la piscine sans jouer des coudes, le snack ne fait plus la queue, et les voisins de mobil-home sont souvent des couples ou des retraités qui cherchent le calme.
- La piscine se partage à cinq ou six, pas à cinquante, et on n’a plus besoin de réserver son transat au lever du soleil.
- Des tarifs divisés par trois parfois sur les locations de vélo, parce que le gérant préfère voir son matériel tourner.
- Est-ce que les animations tiennent encore la route en septembre ? La plupart des campings réduisent la voilure mais gardent deux ou trois soirées par semaine.
- Les commerces du bourg restent ouverts, souvent avec des horaires adaptés, et les restaurateurs ont enfin le temps de discuter.
- Le silence, le vrai, celui qu’on n’entend jamais entre le 14 juillet et le 15 août.
Cette tranquillité a un revers, et il faut le dire : certains campings ferment leurs équipements aquatiques dès la mi-septembre, ou réduisent le personnel d’accueil. Mieux vaut appeler avant de réserver pour vérifier ce qui reste ouvert, surtout si les enfants comptent sur le club ou sur le toboggan. Une demi-heure de téléphone évite une déception sur place.
Réserver malin, sans se faire piéger par les dates
Les offres Siblu et Homair se ressemblent sur le papier, mais elles ne couvrent pas exactement les mêmes périodes. Siblu cadre sa remise entre le 29 août et le 1er novembre 2026, Homair parle de septembre et octobre sans toujours préciser les bornes. Un séjour qui commence le 27 septembre tombe dans les deux offres, un autre qui débute le 2 novembre n’entre plus dans aucune. La date d’arrivée compte autant que la durée.
Autre point à surveiller : le prix affiché correspond souvent à un mobil-home de gamme standard, pas au modèle avec terrasse couverte ou climatisation. Les promotions existent, mais elles s’appliquent à une catégorie précise qu’il faut identifier avant de valider le panier. Comparer deux établissements à catégorie égale évite les fausses bonnes affaires, et l’écart entre 441 € à Ouistreham et 579 € à Houlgate s’explique en partie par la qualité des hébergements proposés.

Septembre, ce mois qu’on oublie de réserver
Il reste quelque chose d’étrange dans notre façon de planifier les vacances. On accepte de payer plein tarif en août pour subir la foule et la chaleur, alors que septembre propose des tarifs en baisse et des campings presque déserts.
Les chiffres de Homair et les remises de Siblu ne laissent guère de place au doute : une semaine à Bénodet, Houlgate ou Ouistreham coûte sensiblement moins cher à la fin septembre qu’au cœur de l’été, et le confort ne bouge pas. Ce mois-là, le camping redevient ce qu’il devrait toujours être, un endroit où l’on prend son temps.
Et vous, quelle est la dernière fois que vous avez profité d’un camping sans devoir réserver votre place à la piscine la veille ?
